« 500 millions pour la comptabilité publique, 40 millions pour l’état-civil, 20 millions pour les notaires, 8 millions pour le contrôle de la légalité, etc. Plus d’un milliard de documents sont échangés entre administrations chaque année ! » comme le décrit la Caisse des Dépots dans sa plaquette.

La modernisation de l’administration pour faire de l’e-administration une réalité suppose de disposer, à la base, d’une infrastructure interopérable d’échange de confiance au service de l’administration électronique. Face à ce constat, la Direction Générale pour la Modernisation de l’État (DGME) lançait dès la fin 2005 un vaste chantier collaboratif pour la définition d’une enveloppe technique d’échange de données répondant aux exigences d’ouverture, d’interopérabilité et de modularité (adaptation d’un même protocole aux différents cas d’utilisation), dans le respect des standards internationaux.

Le 13 septembre 2006, la version 1.0 de la spécification « PRotocole d’Échanges Standard et Ouvert » (alias PRESTO) a été publiée sur la base des services Web, l’une des traductions possibles de l’approche orientée services (SOA). Dans la pratique, PRESTO constitue un profil de la pile de spécifications / protocoles WS-*, dont les éléments constituants sont selon le périmètre fonctionnel des recommandations du W3C ou des standards de l’OASIS.

Le livre blanc « PRESTO un protocole d'échange pour les besoins de l'administration électronique » revient sur les défis architecturaux et les orientations et axes d’architecture retenus dans ce cadre.

La volonté des concepteurs de PRESTO était non seulement de définir ce protocole, mais également de démontrer que la dite spécification pouvait être implémentée sur des environnements et langages divers et que les implémentations résultantes tenaient les promesses d’interopérabilité des orientations retenues.

Le colloque du 17 octobre 2006 organisé par la DGME dans ses locaux a permis de présenter quelques démonstrateurs issus de différents acteurs :

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A cette occasion, Microsoft France a publié sous le contrat de licence de logiciel libre CeCILL-B un premier Kit de démarrage PRESTO pour le Microsoft Framework .NET 3.0 qui propose une implémentation évolutive du profil PRESTO à destination d’applications ou de mandataires émetteur ou récepteur.

Ce kit correspond pour l’essentiel au démonstrateur développé pour les tests d’interopérabilité du profil PRESTO et présenté lors de ce colloque PRESTO. Le démonstrateur réalisé et démontré a notamment permis de couvrir l’ensemble des tests d’interopérabilité avec 100% de réussite vis-à-vis du prototype réalisé par la société Sun Microsystems en Java sur la technologie GlassFish.

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En collaboration avec la société CODit, et à l’occasion de la sortie de Microsoft BizTalk Server 2006 R2, Microsoft France a récemment mis à disposition le Kit de démarrage Adaptateurs pour BizTalk Server 2006 R2. Ce kit également sous le contrat de licence de logiciel libre CeCILL-B comprend des adaptateurs PRESTO (et assistants associés) en langage C#.

Désormais, Microsoft propose pour sa plateforme Windows un support complet de PRESTO sous forme de composants logiciel libre.

PRESTO et les services Web avancés WS-* font des émules. Le récent colloque eGovINTEROP’07 qui s’est tenu à Paris a montré que l’Allemagne avec la version 2.0 de son protocole OSCI est en cours de définition d’un protocole proche de PRESTO. D’autres pays comme la Suède, le Danemark et l’Estonie emboîtent le pas.

Le protocole européen eLink ayant été abandonné, la commission européenne, dans le cadre du programme IDABC (Interoperable Delivery of Pan-European eGovernment Services to Public Administrations, Business and Citizens), assiste aujourd’hui ces pays dans la définition d’un profil commun s’appuyant sur PRESTO, mais basé sur des profils d’interopérabilité internationaux.