Les Journées Numériques 2009 se tenaient jeudi 2 avril dans les locaux de Paris Descartes / Paris V... mais c'est le logo de l'UPMC / Paris VI, qui s'affichait au fronton de l'amphi dans lequel se tenait la table ronde de clôture, préparée et animée par Henri Isaac !
http://jnum09.parisdescartes.fr/
Brigitte Albero, Françoise Thibault, Geneviève Jacquinot-Delaunay, Jacques Wallet, Anne Boyer et Alain Chaptal ont pu exprimer des points de vues riches d'expérience et, même si l'on peut faire un raccourci lapidaire de l'ensemble sous la forme "ce qui compte c'est les usages plus que les technologies", il n'en reste pas moins que c'est la première fois que j'assistais à un tel concentré d'expériences universitaires.
J'ai particulièrement apprécié la synthèse très claire d'Anne Boyer sur les raisons d'utiliser les TICE : (1) Renouveller la pédagogie, pour la rendre encore plus efficace et attractive (2) Résoudre des problèmes logistiques (encombrement des salles, etc...) (3) Répondre aux attentes de publics pluriels (notamment étudiants salariés, de plus en plus nombreux) et (4) Lutter contre l'échec en plan licence, par exemple à l'aide de l'auto-évaluation.
J'ai aussi retenu deux points liés au rôle tenu / à donner à l'Université :
1 La technologie peut conduire à 'packager' les connaissances, pour en faire un produit facilement diffusable (podcast, ...), mais un peu figé/appauvri; à utiliser avec modération si l'on considère que le rôle de l'Université est aussi de créer un environnement ouvert de création de connaissances, de lien nécessaire entre enseignant et étudiants. J'en déduis qu'il faut mettre en oeuvre une palette de solutions pour répondre à tous les besoins : podcastings, mais aussi espaces de co-création, partage de documents, etc...
2 Le rôle civilisationnel de l'Université, selon la conception du président de Paris V, Axel Kahn. Encore une fois, un rôle de passage vivant de témoin, pour que "les nains d'aujourd'hui puissent se hisser sur les épaules des géants d'hier, afin de regarder plus loin".
Et vous, y étiez-vous ?
Eric Le Marois