Publié par Marius Haman Avocat auprès des sociétés, Anti-piratage, Affaires juridiques & Générales, Microsoft Moyen-Orient & Afrique

La contrefaçon de logiciels existe depuis presque aussi longtemps que les ordinateurs. Il s’agit d’un problème grave pour l’économie mondiale et pour les petits et grands développeurs de logiciels. L’année dernière, nous avons parler de la faiblesse de la protection des droits de la propriété intellectuelle (PI) en Afrique  et de la façon dont elle contribue aux difficultés actuelles auxquelles sont confrontés les marchés à travers le continent, car elle étouffe l’innovation si les inventions ne sont pas correctement protégées par la loi. Le 6 mars dernier, nous avons lancé notre campagne ‘Play It Safe’, qui est une initiative mondiale visant à sensibiliser le public sur les questions spécifiquement liées au piratage logiciel.

Il est indéniable que nous sommes nombreux à vivre dans un monde hyper connecté. Nous faisons nos achats en ligne, nos opérations bancaires en ligne, nous bavardons avec nos amis en ligne par vidéo interposée et nous stockons nos documents personnels en ligne tels que les factures, photos et contacts. L’Internet nous a donné la liberté de choix, de mouvement ainsi que l’accessibilité. Les activités quotidiennes que nous effectuons sur Internet ont pris une telle proportion que le besoin de sécurité est évident. Mais une étude de l’IDC  intitulée “The Dangerous World of Counterfeit and Pirated Software Study 2013” prédit que 2 milliards de programmes contrefaits seront installés sur des ordinateurs en 2013. Ce que la plupart des utilisateurs ne réalisent pas, c’est que leur vie en ligne devient très vulnérable lorsqu’ils utilisent un logiciel contrefait.

En 2013, un ordinateur grand public sur trois qui utilise un logiciel contrefait sera infecté par un logiciel malveillant, la bombe logique étant souvent bien cachée à l’intérieur du logiciel contrefait. Le but d’un logiciel malveillant est de voler les données personnelles et de les envoyer à un ordinateur situé à distance, où elles sont souvent utilisées par des cybercriminels. Les efforts pour lutter contre les logiciels malveillants sont permanents: pour la seule année 2013, le processus visant à éliminer les logiciels malveillants des ordinateurs grand public coûtera 11 milliards USD et consommera 1.5 milliards d’heures. Je suis sûr que nous avons tous une petite idée de la façon de mieux dépenser ce temps et cet argent.

La meilleure façon de lutter contre les logiciels malveillants, c’est de veiller à ce que le logiciel que vous achetez et utilisez soit légal. Les réseaux criminels qui produisent et vendent des logiciels contrefaits se donnent beaucoup de mal pour faire en sorte que leurs produits paraissent légaux, rendant ainsi difficile pour les consommateurs d’identifier les logiciels contrefaits.

How to Tell est une ressource de Microsoft qui prodigue aux consommateurs des conseils sur la manière de détecter un logiciel contrefait et de vérifier si leur logiciel est légal. Le site contient des informations sur les différentes mesures de sécurité de Microsoft et donne des précisions sur ce que vous pouvez faire si vous êtes victime d’un logiciel contrefait.

Je vous encourage fortement à vérifier que votre ordinateur ne contient pas de logiciel contrefait car si vous exécutez des programmes contrefaits, vous risquez de mettre en danger votre vie en ligne.