Microsoft clarifie son modèle de licences pour les environnements virtuels

Microsoft a de son côté annoncé une clarification de ses programmes de licence pour les environnements virtualisés. Désormais, les grands logiciels d'infrastructure de l'éditeur comme Exchange, SQL Server ou BizTalk Server seront facturés par processeur virtualisé en environnement Virtual Server ou VMWare. Jusqu'alors, Microsoft facturait ses logiciels au nombre de processeurs physiques, y compris pour les environnements virtualisés.

Ce nouveau modèle sera avantageux dans certains cas, mais pourrait s'avérer pénalisant dans d'autres. Si une société fait tourner 6 instances systèmes virtualisées sur un serveur quadri processeur, et qu'elle installe Biztalk Server sur ces six instances, elle paiera six licences contre quatre actuellement. La facturation n'est en effet pas plafonnée en fonction du nombre de processeurs physiques de la machine.

« Il y a eu des débats internes à ce sujet », explique Zane Adam, l'un des directeurs marketing du groupe serveur de Microsoft, tout en ajoutant que dans la pratique, il est peu probable qu'un client découpe aussi finement un serveur pour des applications critiques. Les nouvelles conditions de licence entreront en vigueur le 1er décembre. Une autre modification de licence devrait en revanche être bien accueillie par les utilisateurs. A partir de la version R2 de Windows Enterprise Server, la licence de l'OS autorisera l'installation de 4 instances virtuelles de la même licence sur le même système, en plus de la licence de l'OS hôte. Jusqu'alors, il fallait payer une licence pour chaque instance virtuelle.

Cette modification a aussi pour but non désintéressé d'encourager les clients à préférer la version entreprise de l'OS à la version Standard, actuellement la plus populaire de toutes les versions de Windows.

 

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